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Sophie Thorimbert – Archeodunum

Season Team

  • AIAC_822 - Area B Sud Porta Nocera - 2017
    Amorcé en 2014, le nouveau programme d’étude de la nécropole de Porta Nocera a pour première ambition de comprendre et de caractériser les processus de constitution d’un paysage funéraire aux abords de la ville entre la fondation de la colonie et l’éruption de 79, notamment l’implication des autorités publiques dans la planification et la gestion des aires funéraires. Il s’agit ensuite, sur un temps relativement court, quelques générations, de préciser la genèse des différents enclos et structures funéraires (chronologie relative des tombes) et de reconnaître des traditions familiales ou des groupes dans l’aménagement des sépultures et l’exercice des séquences rituelles. Enfin, l’exceptionnel état de conservation des ensembles funéraires permet d’étudier au plus près les trois grandes étapes des rituels de la mort que sont la crémation, la mise au tombeau et la commémoration des défunts. À chacune de ces étapes il est désormais possible d’associer des gestes très précis dont la compilation permettra de proposer une forme d’herméneutique fondée sur la lecture attentive du terrain. Dans ce domaine, le programme comporte une dimension méthodologique forte, autant sur la fouille, dans la mise en place des protocoles d’enregistrement spécifiques destinés à reconnaître les gestes, qu’en laboratoire avec l’étude des restes humains brûlés et du mobilier utilisé dans les séquences rituelles. La richesse des faits observés permet d’ores et déjà de proposer des résultats inédits et déterminants sur la structure des rites déployés dans les enclos ainsi que sur l’élaboration et la transmission des coutumes funéraires au sein d’une communauté romaine d’Italie. Comment étaient organisées et transmises les partitions rituelles d’une génération à l’autre, d’une famille à l’autre ? Comment était construite l’altérité collective de la mort à Pompéi ? En quoi les pratiques suivaient-elles la tradition romaine ? Un enregistrement aussi exhaustif que possible de toutes les traces laissées par les Pompéiens lors de leur fréquentation de la nécropole amène désormais à distinguer l’occasionnel de l’intentionnel pour restituer le contenu des pratiques funéraires locales. L’investissement méthodologique et les résultats obtenus justifient pleinement l’organisation d’une formation en archéologie funéraire destinée à des doctorants et professionnels, qui concerne tout autant la fouille des structures funéraires que l’étude spécifique des crémations. Lors de la campagne 2017, un stage dirigé par l’un de nous (H.D.) a réuni 8 personnes qui ont pu se former à l’étude des os brûlés à partir des tombes exhumées au cours des précédentes campagnes de fouilles, avec une recherche plus particulièrement orientée vers les liaisons ostéologiques entre différentes unités stratigraphiques et/ou fonctionnelles.
  • AIAC_822 - Area B Sud Porta Nocera - 2018
    Iniziato nel 2014, il programma di studio della necropoli di Porta Nocera ha come prima ambizione comprendere e definire il processo di creazione di un paesaggio funerario ai margini della città tra la fondazione della colonia e l'eruzione del 79, in particolare l'implicazione delle autorità pubbliche nella pianificazione e nella gestione delle aeree funerarie. Si tratta poi, su un lasso di tempo relativamente breve, qualche generazione, di precisare la genesi dei diversi recinti e strutture funerarie (cronologia relativa delle tombe) e di riconoscere tradizioni legate a famiglie o gruppi nell'allestimento delle sepolture e nell'esercizio delle sequenze rituali. Infine, l'eccellente stato di conservazione dei contesti funerari permette di studiare da vicino le tre tappe principali dei rituali della morte che sono la cremazione, la deposizione e la commemorazione dei defunti. E' ormai possibile associare, a ciascuna di queste tappe, dei gesti precisi, la cui ricostruzione permetterà di proporre una forma di ermeneutica fondata sulla lettura attenta del terreno. In questo ambito, il programma comporta una dimensione metodologica forte, sia sullo scavo, grazie alla realizzazione di protocolli di registrazione specifici destinati a riconoscere i gesti, sia in laboratorio attraverso lo studio dei resti umani combusti e del corredo utilizzato nelle sequenze rituali. La ricchezza delle azioni osservate permette sin da ora di proporre dei risultati inediti e determinanti sulla struttura dei riti che si svolgevano nei recinti, oltre che sull'elaborazione e la trasmissione dei costumi funerari all'interno di una comunità romana d'Italia. Come erano organizzate e trasmesse le partizioni rituali da una generazione all'altra, da una famiglia all'altra? Come era costruita l'alterità collettiva della morte a Pompei? Quanto le pratiche seguivano la tradizione romana? Un'acquisizione più dettagliata possibile di tutte le tracce lasciate dai Pompeiani in occasione della loro frequentazione della necropoli porta a distinguere l'occasionale dall'intenzionale per restituire il contenuto delle pratiche funerarie locali. L'impegno metodologico e i risultati ottenuti giustificano pienamente l'organizzazione di una formazione in archeologia funeraria rivolta a dottorandi e professionisti, che riguarda sia lo scavo delle strutture funerarie che lo studio specifico delle cremazioni.