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Season Team
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AIAC_806 - Necropoli di Porta Nocera - 2015
Il Programma di studio Porta Nocera 2 si propone di indagare le modalità di creazione e sviluppo di una necropoli urbana romana sorta ai lati di un asse viario, elemento essenziale nell’espressione della morte in epoca romana. Per realizzare un simile obiettivo, la necropoli di Porta Nocera, messa in luce tra il 1952 e il 1958 e poi ancora nel 1983, offre sicuramente un caso di studio privilegiato.
I monumenti e i recinti funerari che costeggiano la strada verso Nocera, infatti, presentano strutture (tombe, aree di cremazione) ben conservate e iscrizioni _in situ_, che permettono di indagare le pratiche funerarie di un periodo relativamente breve, appena 160 anni, dal momento che sembra ormai accertato che l’impianto della necropoli sia avvenuto a partire dalla fondazione della colonia romana, nell’80 a.C. Crediamo, quindi, che fu proprio la necessità di creare una necropoli a determinare l’organizzazione del territorio posto a sud-est della città e la nascita di un nuovo paesaggio, indubbiamente poco connotato antropicamente, se non per la presenza delle mura urbane.
Durante la campagna di scavo del 2015 ci si è concentrati in due zone: la Zona A, intorno al recinto funerario 26a identificato nel 2014 (nella parte occidentale della necropoli), e la Zona B, lungo la strada per Nocera (nella parte orientale della necropoli), laddove vennero effettuati gli scavi del 1983 (D’Ambrosio, De Caro 1987).
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AIAC_822 - Area B Sud Porta Nocera - 2017
Amorcé en 2014, le nouveau programme d’étude de la nécropole de Porta Nocera a pour première ambition de comprendre et de caractériser les processus de constitution d’un paysage funéraire aux abords de la ville entre la fondation de la colonie et l’éruption de 79, notamment l’implication des autorités publiques dans la planification et la gestion des aires funéraires. Il s’agit ensuite, sur un temps relativement court, quelques générations, de préciser la genèse des différents enclos et structures funéraires (chronologie relative des tombes) et de reconnaître des traditions familiales ou des groupes dans l’aménagement des sépultures et l’exercice des séquences rituelles. Enfin, l’exceptionnel état de conservation des ensembles funéraires permet d’étudier au plus près les trois grandes étapes des rituels de la mort que sont la crémation, la mise au tombeau et la commémoration des défunts. À chacune de ces étapes il est désormais possible d’associer des gestes très précis dont la compilation permettra de proposer une forme d’herméneutique fondée sur la lecture attentive du terrain. Dans ce domaine, le programme comporte une dimension méthodologique forte, autant sur la fouille, dans la mise en place des protocoles d’enregistrement spécifiques destinés à reconnaître les gestes, qu’en laboratoire avec l’étude des restes humains brûlés et du mobilier utilisé dans les séquences rituelles.
La richesse des faits observés permet d’ores et déjà de proposer des résultats inédits et déterminants sur la structure des rites déployés dans les enclos ainsi que sur l’élaboration et la transmission des coutumes funéraires au sein d’une communauté romaine d’Italie. Comment étaient organisées et transmises les partitions rituelles d’une génération à l’autre, d’une famille à l’autre ? Comment était construite l’altérité collective de la mort à Pompéi ? En quoi les pratiques suivaient-elles la tradition romaine ? Un enregistrement aussi exhaustif que possible de toutes les traces laissées par les Pompéiens lors de leur fréquentation de la nécropole amène désormais à distinguer l’occasionnel de l’intentionnel pour restituer le contenu des pratiques funéraires locales. L’investissement méthodologique et les résultats obtenus justifient pleinement l’organisation d’une formation en archéologie funéraire destinée à des doctorants et professionnels, qui concerne tout autant la fouille des structures funéraires que l’étude spécifique des crémations.
Lors de la campagne 2017, un stage dirigé par l’un de nous (H.D.) a réuni 8 personnes qui ont pu se former à l’étude des os brûlés à partir des tombes exhumées au cours des précédentes campagnes de fouilles, avec une recherche plus particulièrement orientée vers les liaisons ostéologiques entre différentes unités stratigraphiques et/ou fonctionnelles.